L’art de se soigner le mental

On a toujours l’impression que l’on peut trouver son chemin seul, jusqu’au jour où l’on se perd complètement.

Il y a un an, moi et ma psychologue avons mis fin à deux ans de thérapie. Deux années à aller rencontrer, chaque semaine, la même personne pour lui raconter mes bobos, mes angoisses et à essayer de bien aller. Bien aller… ça sonne ridicule pour le commun des mortels, mais pour une personne qui souffre, bien aller, c’est l’apothéose!

Ce fut deux années très difficiles, où j’ai dû faire face à mes démons et réaliser que je devais faire des changements pour « bien aller ». Pendant des années, j’ai vécu dans le regard des autres à essayer de plaire à tout un chacun. J’ai tellement été caméléon avec ma personnalité que je me suis demandé qui j’étais réellement. Faire ce constat à la veille de tes 30 ans, c’est assez épeurant.

Au cours de ces deux années, j’ai appris à dire non, à délaisser les amitiés trop prenantes, à faire ma propre opinion sur des situations, à consacrer du temps pour moi et j’ai appris à m’aimer. LE PLUS IMPORTANT : j’ai appris à ne plus espérer des personnes qui m’ont déçue et j’ai fait le deuil de la vie parfaite.

Je me suis rendu compte, au fur et à mesure des rencontres, que j’ai été tellement en carence d’attention et d’amour que je ne pouvais faire autrement que d’en rechercher dans mes relations. J’étais en manque d’amour, tout simplement! J’ai tellement été atteinte par la vision négative que certaines personnes avaient de moi (incluant mes proches), que je comprends maintenant pourquoi je vivais un mal-être constant et que je cherchais l’approbation à tout prix.

Depuis plusieurs mois, j’ai repris le contrôle de ma vie et j’ai appris à me tenir debout. J’ai appris à m’apprécier tel que je suis, c’est-à-dire : débrouillarde, courageuse, travaillante, sociable, conciliatrice, drôle, loyale, sincère, aimante et généreuse.

Juste d’écrire ces mots, ça me fait du bien. Cela a tellement été difficile à trouver et à intégrer dans ma tête!

Il y a un an, quand ma psychologue m’a annoncé qu’il était temps pour moi de voler de mes propres ailes, je me suis sentie comme un enfant au premier jour d’école qui cherche encore le regard de sa maman, mais qui continue quand même son chemin avec incertitude et courage.

Comme l’enfant, j’apprends à ne plus regarder en arrière et à suivre mon chemin le cœur plus léger et rempli de courage.

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